Atelier de validation des outils de gestion des cas des enfants vulnérables et orphelins en lien avec le VIH

Lisanga Project

Sous le patronage du ministère des affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale, la salle Lubumbashi du Centre d’Accueil CARITAS de Kinshasa a servi de cadre, du 2 au 4 août de l’année en cours, pour un atelier de validation des outils de gestion des cas des enfants vulnérables et orphelins (OEV) en lien avec le VIH. Les défis auxquels sont confrontés ces enfants vulnérables sont nombreux. Comparé à un enfant ayant encore ses deux parents vivants et en bonne santé, les chances de développement (éducatif, sanitaire, psychologique…) de celui qui est vulnérable sont sensiblement réduites. Sur le plan national en République Démocratique du Congo, des mesures d’accompagnement ont été mises en place à différents niveaux. Cependant, ces nombreuses interventions étaient menées sans normalisation. Cette situation ne favorisait pas une bonne coordination, donnant ainsi l’impression que rien n’est fait par rapport à ces enfants au niveau de la base de données nationale, a fait remarquer le représentant du secrétaire général aux affaires sociales, lors de l’ouverture de l’atelier.

Dans le souci de mettre en œuvre le programme des OEV et de collecter les données de qualité, a-t-il renchéri, il y a eu également la nécessité de former les agents de terrain utilisés dans l’implémentation des différentes activités de ce programme. A cet effet, différents documents existants pouvaient se joindre quelque part ou afficher jusqu’à présent des divergences à certains points. Pour résoudre le problème de manque de procédures standards d’opération (SOP) sur la gestion des cas, de curriculum de formation et des outils normés, l’Ecole de santé publique de Kinshasa s’était proposée de les concevoir et les mettre à la disposition de notre pays et des autres pays qui les manquent. Grâce à cette normalisation, ces documents de référence, conçus avec l’appui financier et technique de PEPFAR à travers le projet Lisanga, mettront fin à la multiplicité des pratiques sur terrain et, ils serviront des outils de formation des agents, de suivi et évaluation, de reportage dans la mise en œuvre des interventions et services offerts à cette catégorie d’enfants.

C’est dans ce contexte que les experts réunis, lors de ces assises, ont eu la responsabilité de procéder à la validation, en vue de doter au gouvernement congolais et d’autres pays du monde qui n’en ont pas, des outils standards devant faciliter l’opérationnalisation aisée dans ce genre des programmes. Il s’agit des documents suivants :

      • Manuel de gestion de cas
      • Le standard d’opérationnalisation (SOP)
      • Les Outils OEV

Au total, il y a eu 27 participants parmi lesquels les représentants du ministère des affaires sociales, du ministère de la santé, de CDC, de HPP, de IHAP, de PNLS, de PNMLS, de UCOP+ et les membres du projet Lisanga. Les deux premiers jours étaient consacrés aux travaux en groupes pour l’intégration des amendements et feedback de 3 documents mis à la disposition des experts. Le 3e jour, quant à lui, était réservé à la présentation des travaux par le rapporteur de chaque groupe, la validation et la remise de ces 3 documents au ministère des affaires sociales.

Le professeur Jack Kokolomami, investigateur principal du projet Lisanga, a assisté personnellement aux discussions en plénière, après le travail des groupes séparés. Après avoir félicité les participants, il s’est montré confiant dans son dernier mot sur la structuration et la qualité des nouveaux manuels qu’il a remis, au nom de l’Ecole de santé publique, pour toute fin utile au représentant du secrétaire général aux affaires sociales.